J'ai offert mon âme au monde. Et aujoud'hui, il ne me reste que l'hiver. Je me frappe parfois. Jusqu'à ce que le sang défigure mon visage. Pas de douleur. Pas de hurlements. J'attends la nuit, là où les créatures sans humanité sortent pour devenir une partie de moi. Je sens ce plaisir, cette jouissance, cette extase dans mes veines lorsque je tue. La mort m'apporte la sensation d'être vivante. Il n'y a que le froid. Rien ne m'atteint. Rien ne me tue. Rien ne me récussite. Je suis une scuicidée. N'ayez pas ma mort sur la conscience. Oubliez la glace. Mes yeux ne s'ouvrent pas sur un monde blanc. Il y a juste le silence. Eternel comme l'hiver.
Fermé aux yeux des innocents. Tel est le monde inscrit en moi. La nuit n'apporte que la délivrance d'attendre un lendemain au goût de mort qui ne viendra jamais. Je n'ai pas réussi à faire fondre la glace dans mon coeur. Prisonnier du cristal, il ne peut qu'attendre le passage dans l'oubli. Tout comme ce que je conaissais de moi avant.
Les cendres éteintes de mon âme sont là à mes pieds. Un seul souffle et il ne reste plus rien de moi. Mais êtes-vous sûrs qu'il reste quelque chose de vivant dans ce froid?
L'espoir est devenue bleu comme les veines gelées. Comme la vie.
Sommes-nous des héros ?
Pas quand le feu est éteint


