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# Posté le vendredi 12 mai 2006 02:40

would you play with me?

would you play with me?
veux tu jouer avec moi?

# Posté le vendredi 12 mai 2006 02:41

Bring me to life (ramène moi a la vie)

Bring me to life (ramène moi a la vie)
J'avais tort. Je croyais que je pouvais appartenir à la lumière. Mais les ténèbres m'ont possédée. Possesion. Péché. Expiation. Enfer. Damnation. Dieu m'a puni. J'ai péché. Il a péché. J'ai pleuré. J'ai aimé. J'ai haï. La pluie. J'aimerais la sentir sur mon corps. Silence.... Toucher le silence. Etre. Ne plus saigner pour me prouver que je vis. Ne plus être morte. Avoir moi aussi mon âme. Il me l'a volée. Sans âme, pas de remords. Mes regrets...Mes rêves... Je n'en ai plus... Il a emporté mon innocence en enfer avec lui. Rejoindre la lumière. Avant l'ombre... avant l'indifférence... Avec que j'appartienne totalement au mal. Avant que je devienne le mal. Comme si un ange me libérait.... Un vertige... Un cri... Un oubli...



Tout ce que je demandais, c'était une vie normale. Bande de chiens, vous pouvez tous crever. Qu'est ce que ça peut bien foutre? Le mal. Il est partout. En moi. En lui . Il souffle dans vos coeurs. Et quand vous le sentez, je me dis que je n'aime pas ça. Mais c'est faux. J'aime quand vous me tuez. Et je hais ma résurrection. Quand je meurs en vous, je sens les flammes de l'enfer me brûlaient. Puis ce silence. Je ne suis plus rien. Je disparais. Je n'existe plus. Et je revis. Je ne veux pas. Juste sentir mon sang couler. Toi. Pourquoi? Pourquoi m'as tu maudit?

Je t'ai délivré. Tu m'as enchaîné à l'enfer. L'épée. Elle est toujours là. Plantée dans ton coeur . Et toi, hurles-tu? Je revois ton visage. Quand je t'ai meurti. Trahi. Trompé. Tu as tendu ta main vers moi et j'ai reculé. Je pleurais. Larmes. Sur qui pleurais-je, toi ou moi? Je ne le saurais jamais. Il le fallait. Pour le monde. Pour nous. Quel avenir avions-nous? Et la mort me ronge. Je vais devoir vivre avec ça. Revoir ton visage. Tu me détesteras peut-être. Ca vaut mieux comme ça.

Tout est calme. Ils sont tous partis. Ils ne savent pas que je les ai sauvés. Et que je me suis perdue.... Depuis combien de temps suis-je ici, dans le noir, à pleure? A essayer de délivrer mon âme ? Une éternité. Rien de tout ça n'est vrai. Ma vie n'est qu'une illusion. Je n'existe pas. Et cet endroit porte encore les marques de mon amour pour toi.

Vivante. Je voudrais juste quelqu'un qui me ramène à la vie après toi.

# Posté le vendredi 12 mai 2006 02:44

save me from the dark

save me from the dark
Péché. Expiation. Crime. Chatiment. Ces mots hantaient mes nuits. J'étais enchaînée à une innocence volée. A un silence brisé. La fin du monde ne servirait à rien. Le mien n'existait déjà plus.... Ceux qui fautent n'ont pas droit au pardon. J'avais appris que personne ne pouvait plus rien pour moi. Même pas Dieu. Avoir aimé était mon châtiment. Et mes larmes qui n'arrivaient plus à couler. Ils pouvaient tous crever. Je n'avais pas tué un vampire depuis deux mois. Il y a deux jours, j'ai vu une fillette se faire attaquée par un gang de jeunes démons. Je suis passée à côté. Je lui ai sourit. Et je l'ai laissée hurler. Pas de rédemption pour moi. Pas de poupée. Pas d'âme. Pas de délivrance. Je ne suis pas une gentille fille . Elle était si mignonne. Si frêle. 7 ans, 8 ans peut-être. J'ai aimé voir son sang couler. Oups. La vilaine fille....

Qui me sauvera des ténèbres ?

Mes rêves... Mes mensonges... Il ne restait plus rien de moi.



Il faisait froid. Qu'est ce que ça pouvait foutre après tout ? Je ne sentais plus le froid. Rien. J'étais vide. Glacée. qu'une illusion. Mais je savais que je n'existais pas. Ma tombe n'était toujours pas ouverte. J'aurai voulu vivre simplement. Vivre.

je croyais pouvoir oublier. Je n'en étais pas capable. Pas capable de me regarder à travers un miroir... Que verrais-je à part la mort ? Rien de plus qu'une ombre. u'un vertige. Qu'une larme. Une larme qui n'arrivait pas à couler. Ils me manquaient tous. Je n'avais pas compris. Pas compris que la vie m'était interdite. Regardez ce que vous avez fait de moi. Juste un oubli, un cri qui redevient pénombre.




Rêver. Toutes les nuits, les morts me murmuraient.... A qui mentais-je ? Peut-être à mon âme... Je croyais savoir où était l'enfer. Mais l'enfer, c'est moi. Dans ma chambre, je les entends murmmurer mon nom... Les voix me parlent toutes les nuits. Je les entends me parler de toutes ces choses que je veux. Le sang. La mort. Les cris. Le viol....J'ai peur. Peur de ce que je ressens quand j'entends ces chuchotements. J'ai peur du noir. Dans le noir, je suis la petite poupée.... Et quelqu'un joue avec moi. Elle me murmure que les étoiles et la poussière n'attendent que mon sang pour que le monde s'écroule. Mes larmes coulent dans le noir. Dans mes propres ténèbres.... Dans un monde où moi seule suit... Là où personne ne peut me trouver. Là où je ne respire plus.



Ils m'emportent avec eux là où Dieu ne peut plus rien pour moi.... Là ou les ténèbres m'emportent.... Mais qui peut décider de ses rêves ?

Le noir. Me replonger dans le noir. Les anges des ténèbres m'attraperont dès que j'aurais éteint la lumière. Ma bouche sera maculée de sang. M'entendras-tu ?

Le fétichisme, la haine, l'inceste, le viol... Toutes ces choses que les anges me murmmurent dans mes souvenirs. Chaque nuit, chaque fois que le soleil se couche, je sais qu'ils vont revenir me prendre. Je redoute leur voix, leur visages, leurs chants... Dans le sable, dans l'eau dans la terre... Je les ressens en moi.... J'étouffe.



Et je reste assise dans le noir, attendant que l'ombre parte. Parfois, je ne dors pas pour ne plus les entendre. Le noir m'aura un jour, un de ces anges volera mon âme pour l'emporter au pays des morts.... Et mon innocence ? Qui suis-je alors ? La passion céleste ou l'incarnation sensuelle de l'enfer ? Les voix ne me disent jamais la réponse. Alors je ne dors pas. Je ne crie pas. Je ne respire plus. Je n'existe plus. Et quand le jour vient, j'attends le soleil, pour enfin, m'écrouler sous le sol froid, presque morte.... Attendant que le noir me laisse. Qui me sauvera des ténèbres ?






Je voulais juste quelqu'un qui me sauve du noir.




"



Ceux qui croisaient mon chemin finiraient sur le bûcher. Les humains autant que les démons. Personne ne m'échappait. Le dernier jugement n'avait pas sonné pour moi. Un ange ne me retenait pas les mains pour que je vois la lumière. Et je ne touchais pas le silence... La pluie ne me délivrait pas. Entre nous, il n'y avait que les ténèbres. Les ténèbres et un châtiment pour m'avoir aimée.








. J'aurais voulu partir, loin de ces visages dans ma tête, de cette petite fille à qui j'avais souri devant la mort. C'est tout ce qu'on peut faire. Sourire à sa propre mort. Les maudits ne connaissent que l'enfer. Le purgatoire.



J'attendrais. Je pouvais pas me laisser aider. J'étais condammnée. Personne ne pouvait me sauver du noir.






.




Sauvée ou dammnée ?

. Je levai la tête. Un grand batîment en pierre. Une porte en bois presque cassée. De la poussière sur les escaliers de pierre. Une croix en haut. Une église en ruine. Résurrection. Pleurs. Christ. Croix. Pourquoi ?





Je reculais.


Enlève toutes ces choses dans ma tête, tous ce sang, et ton nom écrit sur les murs de ma détresse... Ton nom gravé dans la roche, à jamais. Je t'ai toujours appartenu. Sauve moi du noir. Et après, je pourrais t'aimer peut-être... Ou bien est-ce déjà le cas ?



Il me reprit par la main et m'entraîna à l'intérieur de l'église. Ca sentait la poussière. De vieux bancs en ruine jonchaient le sol immonde, laissant apparaître des bibles déchirées ou usagées par le temps. Un bac en pierre pour l'eau bénite, un autel, un cierge éteint, une porte et un escalier dans le fond. Une église toute simple. Sans rien. Pourquoi ici ? Pourquoi une église ? Mon regard se posa sur une croix en haut, puis sur un groupe de drogués assis dans un coin. Ils me regardèrent avec leurs yeux grands ouverts. Plusieurs seringues vides et des boites de cds jonchaient le sol. Une fille aux cheveux teints en verts dormaient à côté d'un poste. Une musique douce s'éleva, comme le chant qui vous emmène dans le chemin des âmes, et qu'elle s'égare, auprès des portes de l'enfer....

I TRIED TO KILL THE PAIN

J'ai essayé de tuer la souffrance

BUT ONLY BROUGHT MORE

Mais j'ai seulement apporté plus



Je me sentais vide. Vide de tout ce que je n'avais jamais ressenti. Il me faisait si noir là-dedans. Je sentais qu'elles reviendraient me prendre bientôt...Je m'élèverais dans les flammes, comme la fiancée de l'enfer. Satan me portera au bord du fleuve des âmes perdues pour que j'y vois la mienne. Puis il fera de moi sa reine.. Je porterai une couronne de roses rouges. Je me vois, tenant la main à lui dans un grand jardin. Il y a cette petite fille. Elle crie. Des vampires la saignent. Je lui souris encore et je dépose un baiser sur ses joues. Le ciel devient noir. Le soleil disparaît. Je ne ris plus. J'ai du sang sur les mains. Je les passe sur mon visage. Il pleut. Il pleut du sang. Je tourne sous cette délivrance. Il me regarde, toujours agenouillé, ne tentant rien. Je tombe devant lui. Il passe sa main sur mes lèvres. Je lèche le sang. Et puis je me sens vivre.... Je prends une pierre et je m'entaille les veines. Je ris. Et je ris encore. Il me sourit. Je suis vivante. J'ai survécu. C'est moi la reine des dammnés. Immortelle. Celle qui survivra à tout cela.

I LAY DAYING

J'ai mis la mort




AND I'M POURING CRIMSON REGRET AND BETRAYAL

Et je verse le regret brûlé et la trahison.

Je me suis trahie moi-même. Vivre à travers un démon. Qui suis-je ? Un archange ? Un autre veut me sauver. Il m'a promis que je n'aurais plus peur. Je suis avec lui, et je n'ai pas peur. Mais le noir est toujours là.



Je le sens derrière moi. Il me dit que je ne résisterai pas longtemps.. Je ne suis pas ce que tu crois.... J'ai besoin que tu m'étrangles. Pour vivre, il faut que tu m'écorches.... Serais-je capable de ressentir quelque chose, comme quand tu m'embrassais ? Serais-je encore avec toi sous cette pluie de sang avec la petite fille ? Non, je suis toute seule. Tu es parti. Il y a une grille que je ne peux pas franchir. Je vois la rivière, et mon âme de l'autre côté. Elle est enchaînée à un mur. Condamnée à rester ici. Avec sur mon corps, les marques de ton désir obscur. Et moi, qui ne pleure pas. Et moi, qui regarde la petite fille. Je la prends dans mes bras. Une poupée. C'est moi que j'ai tué. Je suis une méchante fille.

I'M DYING PRAYING BLEEDING AND SCREAMING

Je meurs, je prie, je saigne et je hurle.

Me sauveras-tu du noir ? Je posais ma main sur la rampe et grimpait les premières marches.

AM I TOO LOST TO BE SAVED, AM I TOO LOST ?

Suis-je trop perdue pour être sauvée, suis-je trop perdue ?



Les marches deviennent de pierres. Et la paroi aussi. On dirait le château de la Belle aux Bois Dormant...

MY GOD MY TOURNIQUET RETURN TO ME SALVATION
MY GOD MY TOURNIQUET RETURN TO ME SALVATION

Mon dieu mon tourniquet, retourne-moi mon salut
Mon dieu mon tourniquet, retourne moi mon salut



La Belle aux Bois Dormant ? Serait-ce toi le prince qui me sortira de mon sommeil éternel ? Les trois fées m'ont endormie pour que la méchante sorcière ne me trouve pas... Mais elle m'a trouvée. Elle m'a eue. Et je suis au purgatoire, coincée entre deux mondes. Est-ce toi penché sur moi, prêt à me réveiller ? Pourquoi ne le fais-tu pas ? J'ai une rose rouge entre les mains. Celle du jardin qui n'a pas de porte, là où tout est noir... Je ne veux plus le noir. Enlève moi cette rose, cette robe et cette couronne. Fais de moi ta princesse, celle qui survivra au désir de t'avoir en elle à nouveau. Je danserai avec toi, et tu m'emmèneras sur ton cheval, dans un château où je n'aurai plus aucun regret... Je règnerai sur un monde où les mortels seront à moi. Mais que fairais-je ? La mort ou la vie ? Je tisserai leur vie sur un fil... Puis, je les couperai en riant. En riant. Et tu m'embrasseras. La fiancée de Lucifer. Ce sera moi. Ce sera nous.

DO YOU REMEMBER ME ?

Te souviens-tu de moi ?



Les dernières marches s'apercevaient au loin. Il faisait froid. Ce moment m'avait paru une éternité.

LOST FOR SO LONG...
Perdue depuis si longtemps....

WILL YOU BE ON THE OTHER SIDE
Seras-tu de l'autre côté

Je gravis la dernière marche. L'air pur passa sur mon visage. Nous étions en haut de l'église, sur une sorte de tour. Je commençais à comprendre ce que qu'il voulait. Non, je n'aurais plus peur du noir. La princesse serait réveillée... Je sentais le jour qui commençait à se lever. Depuis combien de temps marchais-je avec lui dans cette église ?

OR WILL YOU FORGET ME

Ou m'auras-tu oubliée



I'M DYING PRAYING BLEEDING AND SCREEMING

Je meurs, je prie, je saigne et je hurle.

Nous nous approchâmes du bord. Sa main frôla la mienne. Je frissonai. Il me serra contre lui. Les ténèbres étaient partis. J'allais être sauvés..... Je regardai en bas. C'était haut. J'aperçais le chien mort. Le vent caressait mon visage.

AM I TOO LOST TO BE SAVED, AM I TOO LOST ?
Suis-je trop perdue pour être sauvée, suis-je trop perdue ?



Je fermai les yeux une dernière fois. il se tourna vers moi.

MY GOD MY TOURNIQUET, RETURN TO ME SALVATION
MY GOD MY TOURNIQUET, RETURN TO ME SALVATION

Mon dieu mon tourniquet, retourne moi mon salut
Mon dieu mon tourniquet, retourne moi mon salut

« Tu es sûre ? Ce sera ta dernière chance... Tu n'auras plus jamais peur du noir. Eternelle... Tu oubliras tout. Tu vivras. Tu seras à moi.... »

MY GOD MY TOURNIQUET, RETURN TO ME SALVATION

Mon dieu mon tourniquet, retourne moi mon salut

“J'étais déjà à toi.... Non, je n'ai pas peur. Il n'y aura plus jamais de noir. »

MY GOD MY TOURNIQUET, RETURN TO ME SALVATION

Mon dieu mon tourniquet, retourne moi mon salut



Il me sourit.

MY WOUNDS CRY FOR THE GRAVE

Mes blessures pleurent pour la tombe.

Il me serra contre lui. Je sentis sa bouche frôler mon coup. Je n'avais pas peur. Je regardais le vide. Je savais. Il voulait me montrer ce que j'étais. Ma délivrance.... Ma tombe était détruite. Je sortais lentement. Je vivais.. Je ne souffrais même pas. Tout ce que je sentais, c'était ses bras autour de moi. Il ne me prit qu'un peu de sang. Ma tête tourna. J'étais près de l'inconscience. Le vide m'attirait... J'aurais pu y sauter....

MY SOUL CRIES FOR DELIVRANCE

Mon âme crie pour la délivrance



Je tombai à genoux devant lui. Je souriais. Pourquoi. Je ne le sus jamais. C'était comme si j'existais pour la première fois. Il fit une entaille dans son poignet, du sang en sortit. Du sang.... Celui de la petite fille... Je pouvais le voir sur mes mains. Il plaça ma bouche dessus. Je savais ce que je devais faire. J'aspirais. Le seigneur de la nuit m'avait eue.. J'étais à lui. En avalant le sang, je revis une dernière fois le jardin de fleurs. J'étais assise, la robe en sang. Je ne le voyais pas. Je souriais. Je tournai la tête. La petite fille était en train de se faire violer. J'étais heureuse. C'était moi. Simplement.

WILL I BE DENIED ?

Serais-je reniée ?



Il retira son poignet. Sa main caressa ma joue.

TOURNIQUET

Tourniquet

Ses bras me lâchèrent lentement. Je me sentsi glisser. Dans quelques heures, une nouvelle vie commencerait dans le jardin aux roses. Et je serai celle que j'avais toujours été. Sauvée. J'avais payé pour mes crimes. Il m'avait sauvée. J'étais sortie de ma tombe. Mes mains étaient en sang. Je pleurais. J'étais libre.

....MY SUICIDE....

....Mon suicide....



Je le vis me regarder. Je tombai sur les dalles froides, juste à côté du bord. J'aurais pu me noyer dans cet océan de vide. Mes yeux se fermèrent. Je vivais. Moi. Je hurlais. Je revis les roses. La petite fille. Le ciel était bleu.

Il n'y avait plus de noir...
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# Posté le vendredi 12 mai 2006 02:45

Beauty in sleeping woods

Beauty in sleeping woods
Mes yeux s'ouvrirent dans l'obscurité. Du noir tout autour de moi. Du noir parmis mes rêves... Du noir parmis mes cauchemards... Du rouge sur mes lèvres. Du sang sur mes mains. Je le sens. Ou n'est ce qu'un simple désir ? Je respire lentement. Non, je ne respire pas. Et pourtant je vis. Je me sens vivante... Libre.... Rammenée à la vie... Où étais-je avant ? Une tombe. Quelqu'un me déterre. Qui ? Je n'ai plus peur. J'entends toujours les créatures de l'ombre. Elles chuchotent à mon oreille des mots qui m'effrayaient.... Aujourd'hui, je les sens en moi. Ils me possèdent, je les écoute, je suis à eux. Je suis la peur, la crainte, l'amour dans la nuit, la poussière d'une étoile, le souffle du vent d'hiver inconnu des mortels. Je suis le monde. Dans le sable... Dans l'eau... Dans la terre... Dans l'air... Je suis partout. Je ressens le vent, le feu, l'eau dans mon corps. Tout ce que je sais à cet instant, c'est que j'appartiens au noir. Qui suis-je ?



Je ne me souviens pas. Et pourtant, je me sens bien. Comme morte. Dans une réalité autre que celle de ces idiots. Je suis la gardienne des clefs, celle qui a les vies entre ses mains. Un seul soupir et ils crèvent tous. Mais qui ? Je ne sais pas. Je ne sais plus. Mais je n'ai plus peur.... J'aime ces mots murmmurés dans ma tête. Je savais que je les repoussais avant. Ils font partie de moi. J'ai trouvé quelques étoiles noires dans mes larmes. Je pleurais ? Peut-être. Je ne sais pas.



J'ai du mal à me souvenir. Oubliée.... J'ai été oubliée de tous... Je suis perdue. C'est ça que je voulais avant. . Moi. J'étais faible. J'avais des désirs. Les mêmes qu'aujourd'hui.... Trop de remords, trop de regrets pour pouvoir m'échapper. Sur les murs, je gravais un nom. Mes mains saignaient. Je le voulais. Ce nom. Il était à moi. J'étais à lui. Il me semblait que c'était pour l'éternité.... Etais-je immortelle ? Je survivrais. A l'enfer. Car j'étais l'enfer... Ca me revenait maintenant. Je me détestais. Je voulais le mal en moi. Je tuais. Par plaisir. Je me croyais morte. Mon âme. Elle m'empêchait de me révéler à ceux qui me croyaient faible. J'étais belle en train de me battre. J'aimais faire couler le sang. Une lame.... Une innocence volée.... Quelqu'un me l'avait arrachée.



Perdue au Paradis. Au jardin d'Eden ? Non, avec Satan. J'étais vierge il y a longtemps. J'étais mortelle. Quelqu'un m'avait ammenée à la puissance. Je décidais. Le monde était à moi...

J'essayais d'apercevoir quelque chose dans les ténèbres de la pièce. J'étais sur un lit. Immense. Un grand voile au-dessus de moi. Qui m'avait emmené ici ? Qui jouait avec moi ?



Quelque chose me revint. Je savais que ces voix qui me murmmuraient ces désirs, ces passions oubliées existaient. Etres sortis de l'enfer. Tout comme moi, avant... J'appartenais à leur monde. Je refusais de l'admettre.. C'était moi. Je devais les tuer.. M'unir à eux. Pécher. Pour vouloir ce monde, j'avais été punie. Je me vis, enchâinée à un mur. Je brûlais. Un homme se tenait devant moi.. Mais je n'étais pas à lui. On m'avait délivrée. Je volais dans un univers couleur sang. Pas d'ange... Des cris.... Les miens ? Qui sait....



J'avais envie de mourir. Pour accéder à ma vraie réalité. Ne plus avoir peur du noir.... Dans ses bras, j'étais sortie de ma tombre. Je n'avais eu peur de la mort. Car je n'avais jamais connu de plus grand bonheur que de le sentir en moi. . Il y en a un que j'avais tué, trompé, trahi.... Je souris. Je sentais sa détresse. J'aimais ça. Je le haïssais. Je le turais à nouveau si je pouvais récussiter les morts. Mais qui m'avait récussitée moi ?



L'autre, je ne sais plus si je l'aimais ou pas. Je ne voulais pas l'avouer avant. Du désir.... C'était lui qui m'avait libérée, brisé mes chaînes. Oui je l'aimais. Même si je le haïssais en même temps. Il était mon maître. Il me dominait. L'esclave parmis les loups... Il m'avait toujours voulue, car je lui inspirais la crainte, le désespoir, que j'avais ruiné sa vie... Je le fascinais. J'étais pure. Il voulait me convertir. Voir du sang sur ma bouche. Qu'avait-il fait de moi ? Je voulais être avec lui. Terrifiant. J'avais peur de lui. Mais confrontée à la mort devant lui, je n'arrivais pas à le tuer. Du cuir. Il en portant toujours Et j'avais été rammenée à la vie... Pas de remords... Je n'en avais plus. Avais-je toujours une âme ?

Je l'aimais. Oui je l'aimais. Pour toujours. J'étais à lui. Mais qui était-il ?

"



Je tournais la tête. Une bougie venait de s'allumer. Elle éclairait faiblement son visage et la pièce. Je ne l'avais pas vu avant. Ma tête se tourna vers lui, assis à côté de moi. Il était beau. Tellement beau. C'était lui. Je le sus un premier regard, dans le bleu de ses yeux. Quand sa main passa dans mes cheveux noirs. J'aimais trop... J'étais libre aujourd'hui. En cuir. Comme d'habitude il me semblait. Chemise noire. Et ce désir en lui. Celui de tuer des innocents. Ce désir que j'avais avant. Plus de remords. J'avais retrouvé la foi. Et mon maître...


...... C'était son nom. Comment le savais-je ? Je ne sais pas. Je le savais c'est tout. Au fond de mon corps. Et partout dans le monde je l'entendis résonner. Dans le sable... Dans l'eau... Dans le vent.... Tous les éléments le savaient. J'étais le feu. Il me brûlait à l'intérieur. Mais je ne sentais rien, à part du plaisir. Je les tenais tous entre mes mains. Des illusions, des poussières d'étoiles... J'avais envie de les tuer. Comme avant. Mais je ne regrettais plus. Il m'avait libérée. Mais comment ?

"Tu es magnifique. Si belle endormie.... Dans un sommeil éternel. Et quand tu t'éveilles, on croirait que le vent s'arrête. Pas un souffle... Pas un murmmure..."



Je ne bougeais pas. Entre mes mains, je tenais une rose rouge. Et j'étais habillée en rouge. Une robe magnifique.... Mes cheveux noirs avaient
Une couronne de perles sur ma tête. Comme une princesse. Et cette robe, comme dans les contes.... Je me relevais lentement, tenant toujours la rose entre mes mains. Un grand miroir dans le fond de la salle. Une seule fenêtre cachée par un rideau. J'avais du rouge à lèvres. Le lit sur lequel j'étais était un de ceux dont j'avais toujours rêvé. Le sol en pierre était magnifique, bien taillé. Une commode en marbre. Une vieille armoire en bois. De la tapisserie rouge sur le mur. Du rouge.... Du rouge de partout. Du sang dans mon lit. Du sang dans ma mémoire. Une poupée de porcelaine sur le marbre. Elle me rappelait quelqu'un. Moi. Avant.

Je serais si sublime avec du sang sur mon corps. Une Reine. Celle qui échappa à l'enfer. Je t'ai crée. Je t'ai sauvée de ce noir dans lequel tu vivais. Tu es là. Eternelle. Sortie des flammes. En moi.. Tu vivais dans mon corps bien avant que je fasse de toi ma vie. Mon désir. Mon sang...."



Sa main se posa sur la mienne. Je la serrai. Mon visage s'approcha de lui. Mes lèvres se posèrent enfin sur les siennes. Mon créateur. Mon sauveur.... Ma délivrance. Enfin, le silence des libérés...



Il m'attira à lui. Ma poitrine contre son torse. Je l'entourai de mes deux bras. Il était froid. Comme moi. Sa langue explora ma bouche comme la première fois où nous avions fait l'amour. Je me souvenais maintenant. Je savais tout.. Ma vraie nature. Eternelle comme la nuit. Dans l'eau... La terre.... Partout.



. J'allais commencer la descente aux enfers.

Mais tout cela n'avait pas d'importance. Ils n'existaient plus pour moi. J'étais enfin moi.. Pour toujours.....

Il continuait de m'embrasser. J'aurai voulu que ce baiser ne s'arrête jamais. Ses lèvres contre les miennes. Son corps contre le mien. Mais il se retira, son visage collé au mien.



"Quand me suis-je réveillée ?"

Il me sourit. Si beau. Celui qui m'avait sauvée.

"Quand je t'ai embrassée. Tu étais si belle... J'aurais pu mourir en te regardant, étendue là, et renaître en moi..."

"Tu vis en moi. Je suis à toi. Depuis toujours. Et pour l'éternité maintenant... Je t'appartiens comme l'écume et la mer. Elle n'aiment qu'une seule fois, puis s'échouent comme on se voit.... Tu m'as embrassée et je me suis réveillée. Tu m'as sauvée du monde de l'oubli. La Belle au Bois Dormant, j'étais la belle ou Bois Dormant.... Et c'est toi mon prince."

Il me prit dans ses bras. Je savais qu'il était heureux. Je lui donnais tout de moi. Je ne pouvais que lui obéir.

"Tu as toujours cette façon enfantine de voir la vie. Tu es la Belle au Bois Dormant dans sa robe, avec sa couronne, trop faible pour pouvoir marcher encore. Regarde par dehors princesse..."



Il me porta jusqu'à la fenêtre et tira le rideau. Le clair de lune éclaira son visage. Si beau. A lui......

Mon regard se posa sur un jardin. Un jardin aux roses rouges avec une grande grille. Comme dans mes derniers rêves. Celui que je voulais. Et la petite fille, peut-être y serait-elle.... Un amas de ronce entouraient notre demeure. J'apercevais un tour de l'autre côté du grand jardin. Un château. Notre château. J'étais la Belle dans son château, éveillée d'un baiser par son prince.




J'appuyai ma tête contre son cou.

"Merci. Les ténèbres me faisaient peur avant. Mais avec toi, je sais que je ne repousserai plus. Je serai à eux et à toi. Tu m'as vidée de mon sang. De mon âme. J'existe. Le monde entier est à moi. Je hais, j'aime. Et je les turai. t. Ils comprendont. Qu'ils ont eu tort de croire que j'étais la gentille petite fille . Je vengerai mes désirs. Libre. Je me sens libre."

Il me contempla. Des étoiles dans les yeux. Il savait que j'étais à lui. Il était fier. Fier de ce que j'étais devenue par lui. Impitoyable, haineuse, destructice... aimante. Je ne le lui avait jamais dit.


Il n'arrivait pas à détacher ses yeux de mon visage.

"Oui ?"

"Je t'aime."



Il fut surpris. Trop vite ? Je ne crois pas. C'était le moment. D'avouer ce que je ressentais. Les vampires peuvent aimer sans âme. Je le croyais à présent. Rien d'avant n'avait plus d'importance... Je l'aimais à me détruire le coeur. J'avais si mal. Et j'aimais tant ça... Sentir ce vide quand je le regardais, contre il posait ses lèvres sur les miennes. Je l'aimais. Oui, je l'aimais. Pour l'éternité....



Il se rapprocha du lit et me déposa sur le lit. Je savais ce que je voulais. Il n'avait rien dit depuis tout à l'heure. Je le voulais. Maintenant. Avant qu'il ait el temps de dire quoi que ce soit, je l'attirai à moi si fort qu'il se retrouva au-dessus de moi. Mes mains dans les siennes. Si beau.... Pour toujours.... J'eus une vision dans ma tête. Je savais que ça se réaliserait. Je dansais avec lui dans une grande salle, avec ma robe, lui me tenant dans ses bras. Il y avait des enfants attachés à une croix, apeurés.. Je les saignais. Et on parlait partout de moi. car j'étais mauvaise. Et moi je riais dans le jardin aux roses avecla petite fille...

"."



Je fis descendre ses mains le long de mon corps. Il frisonna.

"Comment te résister ? La fiancée de l'enfer à moi. Pour la nuit. Dans le château du jardin au roses... Dans le château de la Belle au bois Dormant."

"Pour toujours."

De cette nuit je ne gardis que des souvenirs. Celui de ses mains sur mon corps, de tout mon être frissonnant à ces caresses, de cette sensation d'être libre, enfin moi-même, mutilée mais heureuse de souffrir, désireuse de répandre la mort. Et tandis qu'il me faisait l'amour, une voix au creux de mon oreille, derrière mes cheveux trempés de sueur, une voix qui me murmurait doucement: "Je t'aime....."
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# Posté le vendredi 12 mai 2006 02:47

Modifié le vendredi 19 mai 2006 08:05